Aedlan Chanteur


Messages: 19 Date d'inscription: 11/10/2010 Age: 21
 | Sujet: Aedlan Raven Jeu 14 Oct - 11:30 | |
| ( musique d'ambiance : http://www.deezer.com/listen-4142264 )- IDENTITÉ
- Nom : son nom d'origine est Amasarith, puis il a adopté celui de Raven
- Prénom(s) : Aedlan
- Surnom(s) : Aed' de façon générale, après certains s'amusent à l'appeler Grand Chef, ou Président en comparaison avec les dirigeants du Gouvernement ; plus rare mais sans doute encore assez mignon, on trouvera Lan-lan... mais il déteste qu'on l'appelle comme çà !
- Nationalité d'origine : internationale (né sur une Arche)
- Âge : 24 ans
PERSONNALITÉ Description physique : Avec une peau blanche sèche, des cheveux dégradés du noir au bleu sombre, une paire d'yeux azurés, il aurait été mal venu que le reste de son corps soit autrement que mince, avec un torse dont les muscles sont tout juste dessinés par la maigreur et quelques exercices physiques pratiqués aux heures perdues, un visage fin aux traits sérieux. A le voir, on pense d'abord à une tige. Il est élancé en somme. On notera aussi deux petites cicatrices au niveau du ventre, résultats d'un échange musclé avec les Forces gouvernementales.
Cette blancheur dominante, mis à part au niveau capillaire, crée un contraste parfait avec ses vêtements. Sa garde-robe est assez sommaire, on n'y trouve que des vêtements sombres. Mais sa tenue préférée est encore celle qu'il adopte durant les concerts : une paire de bottes noires cloutées dont les semelles font 3cm de haut, des bottes dans lesquelles plonge un pantalon souple de la même teinte mais décoré avec des bandelettes argentées, ne possédant que deux poches à l'arrière. Une ceinture serrée trop large pour qu'elle soit utile pendouille sur le haut du pantalon, elle est faite de cuir, noire bien entendu, mais la boucle et les boutons argentés en font l'élément le plus clair de son accoutrement. Pour ce qui est du haut, Aedlan porte une simple veste légère noire toujours grande ouverte et sans col. Ce-dernier manquant est remplacé par un long foulard bleu foncé enroulé à la base du cou. Les gants noirs qu'il porte en permanence sont aussi au rendez-vous. On ne le voit pas, mais en fait ces gants remontent jusqu'aux coudes et sont renforcés sur les avant-bras par deux fines plaquettes en métal. Très utile lors des combats rapprochés. Aedlan a d'ailleurs poussé le système plus loin en greffant le même genre de renforts à l'intérieur de ses gants, sur les phalanges ; de même à l'intérieur de son pantalon, autour des genoux et des tibias. C'est léger et efficace ! Enfin, on notera la présence d'une casque-micro assez simple. Depuis le temps qu'il le porte, il a dû s'incruster à sa chair...
Aedlan a un autre ensemble : son vieil uniforme scolaire. On aurait pu penser que celui-ci était devenu trop petit, après tout en 11 ans on grandit, mais c'était sans compter sur la magie du Synthézium (enfin, la technologie de pointe quoi). De ce fait, il a conservé la grande chemise blanche bordée de bleu qu'il laisse ouvert sur le nombril, laissant les deux pans battants former un V autour de ses jambes. Jambes recouvertes alors par un pantacourt kakis (qui était un short à l'origine, oui le Synthézium a parfois quelques tours étranges). Des chaussures de ville brunes viennent compléter le tout.
Aedlan ne possède aucune arme et n'en manie jamais, il préfère largement se battre à mains nues quand cela devient nécessaire. Sa grandeur lui confère une allonge avantageuse dans ce genre de combat, par contre il manque de puissance. De ce fait il aura tendance à viser les points sensibles, comme les articulations. Mais un bon coup de pied dans la tête, c'est toujours bien sympa !
Le dernier point caractéristique, et assez mystique, de sa personne, est son oeil gauche. Lorsqu'Aedlan chante, celui-ci se met à briller d'un éclat bleu-topaze. Etrange non ? Il n'a jamais dit à qui que ce soit d'où cet effet pouvait bien provenir... Description morale : Pour chanter, il n'utilise pas de micro. Non, pourquoi s'encombrer les mains, alors qu'on a ce qu'il faut sur la tête ? Très énergique en concerts, il adopte une allure plus reposée le reste du temps. C'est un feignant qui s'assume et il cherche toujours un endroit où s'asseoir, ou encore mieux s'allonger.
Il s'amuse de temps en temps à jouer au doux charmeur, sa popularité y aidant beaucoup. Mais il a toujours refusé les avances qu'on aurait pu lui faire, se marbrant dans une certaine solitude, il s'ouvre avec bien plus de facilité avec les membres de son groupe. Cependant, il reste un leader hors-pair lorsqu'il s'agit d'inventer un truc pour enquiquiner le Gouvernement, une activité qui l'amuse énormément. Son loisir favoris !
S'il laisse penser qu'il n'a peur de rien, en réalité il est mort de trouille à l'idée que le Gouvernement l'enferme dans une de ses prisons. De même, il a une phobie du sang lui faisant perdre facilement ses moyens en présence du fluide vitale déversée. S'ajoute à cela le fait qu'il ne tient absolument pas l'alcool, et qu'il évite à tout prix d'en boire, ne tenant pas à se retrouver dans une posture désagréable et honteuse. Après tout, il a une image à défendre ! Relations : Aedlan ne parle jamais de sa vie d'antan, encore moins de sa famille. Néanmoins, il est possible de voir qu'il est mal à l'aise lorsque quelqu'un évoque une relation frère/soeur.HISTOIRE
 Afrexys, c'était le nom de l'Arche où je suis né et où j'ai vécu jusqu'à mes 13 ans. A cette époque, j'étais trop jeune pour comprendre. Comment un garçon tout juste au début de son adolescence pouvait-il s'imaginer une humanité au bord de l'extinction ? Bien sûr, à l'école, les professeurs nous enseignaient l'histoire des hommes, comment notre monde était au tout début, comment il a évolué et nous avec, et comment nous l'avons détruit. La survie de l'espèce humaine était loin de mes préoccupations, vivre sur une Arche me semblait si naturel, je n'arrivais même pas m'imaginer la vie que pouvait avoir les derniers terrestres. Alors penser un seul instant que les ragots sur le Synthézium m'intéressaient...
J'aurais peut-être dû. Ce jour-la, le jour où les plus hautes instances de notre monde en perdition avaient décidé de mettre en marche la plus poussée de nos technologies, j'avais séché les cours de l'après-midi après m'être fait rouspéter par un enseignant pour ne pas avoir rendu un devoir déjà en retard, et ainsi m'être donc condamné à obtenir la note de zéro. Les Arches sont d'immenses navires, et il n'y a pas tant de monde que çà dessus. Surtout en pleine journée. Les enfants étudient, les adultes travaillent... se promener dans des rues qui ressemblent toutes les unes aux autres et vides, donne une sensation de solitude. On ne pouvait pas se doutait à quel point la Terre était mal en point à bord d'une Arche, avec un espace urbain dégagé, entouré par l'océan et inondé par la lumière des rayons du soleil traversant le ciel bleu infini.
Dans ma balade, je fis le tour de notre si grand bateau. Je ne savais alors pas que c'était mon dernier tour à bord. Je passais ainsi dans un premier temps sur les larges terrasses donnant sur les eaux profondes. L'endroit était bondé de couples le soir, ils venaient là admirer le coucher de soleil sur l'horizon flottant. C'est un spectacle auquel je n'avais assisté qu'une fois, elle m'avait suffit. Revenir observer l'astre disparaitre pour laisser place à la nuit ne m'attirait pas plus que çà. Ne m'attardant pas, je passais ensuite à la visite de l'avenue principale. La plus large rue de toute Afrexys ! Comme toutes les autres, elle était pavée d'un marbre blanc synthétique, cette version était plus résistante que l'originale et permettait aux véhicules de circuler, tout en conservant un aspect esthétique fort agréable. Y avait-il une raison au fait qu'Afrexys était entièrement blanche ? Je n'ai jamais trouvé la réponse à cette question. Traversant l'avenue, marchant au milieu de la voie, le regard fixé sur le plus haut bâtiment de la cité flottante, j'avançais sans prêté attention aux boutiques et maisons qui défilaient à la limite de mon champ de vision au fur et à mesure que j'approchais de l'hôtel de ville. Cet édifice était orné de l'unique horloge de toute l'Arche. Chaque heure, celle-ci émettait un bruit sourd qui résonnait comme un écho funeste dans toute la ville. Je me rendis compte, en m'arrêtant devant le bâtiment administratif où toute la gestion de la cité était centralisée, que les hommes qui avaient bâti les Arches les avaient faites de façon à ce que la tristesse d'un monde à l'agonie reste présente dans les esprits. Pour que l'on oublie jamais de nos erreurs sans doute.
Un quart de tour sur la gauche, et je me dirigeais vers la zone industrielle. Là-bas, il y avait des tas de centres médicaux et de recherches, on y produisait aussi de manière artificielle la nourriture, ainsi que tous les autres produits nécessaires à notre vie. J'avais entendu dire que certaines Arches possédaient aussi des centres luxueux de confort. Mais je ne sais pas trop ce que c'est sensé représenté. Ce quartier n'est pas très beau à voir, ce ne sont que des hauts bâtiments blancs les uns sur les autres... mais il y avait un petit coin tranquille. Mon petit coin, où je me rendais pour passer le temps. Une fois sur place, je m'adossais au grillage dans lequel j'avais fait quelques trous pour me distraire. Derrière moi il y avait une cour avec des arbres en fleurs, des cerisiers je crois. Mais je ne venais pas ici pour la végétation, en fait, je venais pour observer les petits oiseaux. Un plaisir bien à moi. Etrangement, il n'y en avait pas un seul ce jour-là. Me relevant après avoir jeté un oeil en l'air vers le sommet des immeubles voisins, j'agrippais le grillage abimé et regardais en bas. Aucun oiseau non plus dans les arbres.
Etais-je donc seul cette fois ? Ce ne m'étais jamais arrivé, et la solitude s'empara de moi. Je me sentis soudain très mal à l'aise et je tombais à genoux, m'écorchant la peau sèche de nature sur le marbre, laissant un peu de mon sang recouvrir le sol. Mon hématophobie vint s'ajouter à ma confusion. Le monde autour de moi commença à tourner, j'eus le vertige et dû me tenir au grillage de toutes mes forces pour ne pas m'étaler de tout mon long par terre. Des larmes commencèrent à perler sur mes joues tandis que je perdais doucement connaissance. Finalement, je finis par abandonner cette lutte, et me laissa emporter dans l'évanouissement.
Lorsque je me réveilla, le ciel était devenu orangé, signe que la journée toucherait bientôt à sa fin. Me reculant précipitamment de là où j'avais chuté pour ne pas tomber nez à nez avec une flaque de sang, je pris le chemin du retour pour rentrer chez moi. Faisant de gros efforts pour ignorer le sang séché sur mon short de sport, revêtu à l'occasion d'un cours d'éducation sportive auquel je n'ai finalement pas assisté, une pensée s'imposa à moi : ce matin, mes parents m'avaient chargé d'aller chercher ma petite sœur à la sortie de son école, puisqu'ils allaient devoir travailler tard ce soir. Quelle excuse ! Mais comment auraient-il pu expliquer à leurs deux jeunes enfants ce qui allait bientôt se passer ? Ils avaient alors préféré inventer ce mensonge afin que je puisse être avec ma sœurette adorée quand ça arriverait.
Mais tout chavira avant que je n'ai pu la revoir une dernière fois. Le son de l'horloge unique d'Afrexys sonna, trois fois. J'étais seul dans une des rues de l'Arche, qui avait prise une teinte pourpre inquiétante avec le coucher de soleil. Sans savoir pourquoi, la peur me gagna soudainement et mon esprit me pressa de retrouver ma frangine, la petite voix dans mon crâne arguant que c'était mon devoir que de la rassurer. Une violente secousse me fit tomber au sol, et lorsque remis du choc j'ouvris les yeux, je découvris une énorme vague noire comme l'ébène qui allait s'abattre contre l'immense navire. C'en fut fini de moi, la peur m'avait paralysé et je voyais ma mort venir à toute vitesse. Mais ce n'est pas la mort qui vint me cueillir lorsque je fus happé par les flots ténébreux, non. J'eus l'étrange besoin de m'endormir. Il y avait cette sensation rassurante inconnue qui m'invitait à fermer les yeux et à plonger dans le sommeil. Je n'offris aucune résistance à sa requête...
 Qui me dérange ? Quelle est cette voix qui m'appelle... à l'aide ? Je ne connais pas ton nom, mais je sais au fond de moi qu'on se connait. Même si ce sont des appels de détresse que tu m'adresse, j'aurais aimé entendre ta voix plus longtemps, malheureusement, il faut que je m'éveille. Ne me demande pas pourquoi, je n'en sais rien. Je sais juste que je dois le faire. J'espère qu'on se verra bientôt...
Finalement, je n'ai pas dormi si longtemps, à peine quelques mois, pas même une année entière. Et j'ouvris les yeux, en réponse à l'appel du Synthézium. Mes derniers souvenirs d'avant ma mise en sommeil ressurgirent brutalement : je revis l'immense vague sombre fondre sur moi et m'engloutir, moi ainsi que l'Arche et tous les gens à bord. Ce retour d'effroi me fit me recroqueviller un instant. Puis la peur s'en alla, et je relevais la tête tout en relâchant mes muscles. Mais où étais-je ? Ni sur l'Arche, ni au fond de l'océan, encore moins sur le sable d'une île déserte. Non, j'étais sur du bitume. La première que j'en voyais. Etrange, je n'en avais jamais entendu parler, alors comment savais-je ce qu'était cette matière goudronneuse ? Me dressant sur des jambes un peu hésitantes, je pris le temps d'observer ce monde nouveau. Je n'y vis qu'un contraste déconcertant avec la blancheur disparue qui m'avait bercé jusque là. Tout était noir, légèrement baigné d'une lueur rougeâtre produite par un soleil inanimé. Un frisson parcouru mon dos alors que je marchais dans la rue étroite, presque étouffante, dans laquelle je m'étais réveillé.
Tout était si calme, que je n'aurais jamais imaginé pouvoir tomber sur l'horreur qui m'attendait au coin de cette ruelle. A peine le virage passé, mes yeux se posèrent sur une masse informe, posée là sur le sol. Mais cette masse émettait des gargouillis inquiétants et semblaient gesticuler. C'est lorsqu'une tête humaine se tourna vers moi que je compris de quoi il s'agissait : là devant moi gisait un homme. Mais que lui arrivait-il ? Je n'eus pas le temps d'y réfléchir, la masse se décomposa à une allure folle, devant mon regard écœuré. Quand il ne resta plus rien, je ne pu retenir quelques vomissements. Bon sang, mais qu'est-ce que c'était ? Un homme s'était littéralement liquéfié avant de disparaitre ! Confus, je m'éloignais de la scène.
Mais dans cet univers imparfait, la vie devait reprendre son cours. Une nouvelle vie. Même si pour moi, cela se résuma à retrouver une formation scolaire. Ce ne fut pas compliqué, il n'y avait qu'une école dans cette ville. Là-bas je me fis quelques nouveaux amis, puisqu'apparemment aucun de ceux que je connaissais avant n'était là. Etaient-ils tous morts de la même affreuse façon que cet homme ? Je n'osais pas me l'imaginer. Une autre pensée à ce propos hantait mon esprit : et mes parents ? Et ma sœur chérie ? Non, vraiment il valait mieux ne pas y penser.
Je fus ainsi un élève studieux jusqu'à mes 20 ans. La vingtième année de ma vie amena un nouveau tournant à mon existence. Enfin, élève studieux ou presque. Et ce n'est pas le régime strict du Gouvernement qui m'empêchait de sécher quelques cours ennuyeux. On fait çà en petit groupe de bons copains, au lieu d'assister aux cours, nous allions faire un peu de musique. Notre groupe, les Ravens, commença à se faire un petit nom. Mais bon, c'était en partie dû au fait qu'on faisait des concerts en plein dans la cour du complexe scolaire. Mais bon, c'était avant le drame, bien entendu...
 Un beau jour, l'un de mes amis, le guitariste du groupe, un type sympa répondant au nom de Kayl Lanfeurst et qui s'habillait un peu à la arlequin — un style vestimentaire qui lui valait d'ailleurs un surnom de même dénomination — se pointa en gesticulant comme un taré, vociférant qu'il avait découvert quelque chose d'extra-ordinaire et que, bien entendu, on allait jamais le croire. Totalement dans son jeu, nous lui avons demandé avec intérêt ce qu'il avait trouvé. Et effectivement, on a eu beaucoup de mal à le croire au début. Il nous raconta qu'un portail lumineux était apparu pas très loin de lui alors qu'il se promenait du côté du vieux théâtre. En fait, nous n'avons commencé à y attribuer du crédit que lorsque les Forces gouvernementales, sous l'insigne de la police, vinrent l'embarquer sous nos yeux. Un officier nous fit un spitch sur le fait que notre ami avait été contaminé par une substance extra-terrestre.
A peu près au même moment, le Gouvernement fit des annonces à propos de Brèches, menant vers un autre monde. Un monde où vivaient d'affreux organismes aliens, prêts à tout pour venir nous becter. Je n'y ai pas cru une seule seconde, et mes confrères de rock non plus. Mais que pouvait-on faire ? Et bien, j'avais décidé de mener ma propre petite enquête au sujet de ces Brèches.
Cela me prit un an avant d'avoir enfin l'occasion d'en trouver une que le Gouvernement n'avait pas encore mis en quarantaine. Mais je savais que je n'avais pas beaucoup de temps pour enquêter et filer. C'était exactement comme Kayl l'avait décrit : un genre de portail lumineux, faisant jaillir plein d'étincelles bleutées, entouré d'un léger halo vert-jaune. Et tout comme il l'avait dit, je pus entendre une mélodie. Etrangement, cela me rappelait quelque chose, mais quoi ? C'était comme si on m'appelait depuis l'autre bout de ce tunnel entre deux mondes. Tiraillé par la curiosité, j'ai passé un bras dans le portail, et tout ce dont je me souviens alors, c'est d'avoir eu un soudain et violent vertige. Il se passa autre chose encore, mais je n'eus pas le temps d'assimiler les faits que quelqu'un me tira en arrière sans ménagement. Reprenant mes esprits, je découvris le visage d'un des agents du Gouvernement, penché sur moi, la mine sévère, une matraque prête à faire mouche dans la main droite, celle de gauche me tenant fermement plaque contre le sol. J'étais fait.
Ou... peut-être pas. Balançant un bon coup de pied dans l'entre-jambes de l'homme, je l'obligea à me lâcher. Profitant de cette occasion en or, je pris la poudre d'escampette. Mais juste avant d'atteindre la limite de quarantaine, magnifiquement bien marquée par un cordon jaune et noir, je me suis retrouvé nez à nez avec deux autres agents. Même uniforme, même tronche, même motivation. Bref, il allait falloir plus que des mots pour qu'on me laisse passer. Je ne peux pas dire que le combat fut rude, disons simplement qu'il avait souffert d'une certaine inégalité. Mais je parvins à m'en sortir. Pas indemne ceci dit. Il me fallut faire un effort considérable pour ignorer le sang qui coulait des deux plaies laissées par les deux hommes au niveau de mon ventre. Quelle nostalgie, je me revis un instant en train d'essayer de rejoindre l'école de ma petite sœur, il y a 5 ans, dans un monde encore blanc et libre.
Une fois remis, j'ai retrouvé mes amis, et nous avons décidé après un long moment à débattre, que ces Brèches devaient être autre chose que ce que le Gouvernement prétendait. Pour appuyer cette hypothèse, je leur fis partager mon expérience récente. Avec çà, il n'y eu plus aucun doute, ni aucune opposition : nous allions diriger une Rébellion. Et c'est ainsi que je me retrouve maintenant à me cacher, en compagnie de tout un tas de gens. Mais je sais ce qui va se passer... CIVILITÉ Couverture civile : étudiant Orientation artistique : chanteur |
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